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jeudi 31 mai 2012

Mise à jour de SkyDrive pour Windows et Mac OS


Cloud Computing - Cette mise à jour du service cloud de Microsoft corrige une série de bugs mineurs et introduit une fonction de partage des photos pour Windows 8.
Microsoft a annoncé hier l’arrivée d’une mise à jour de son service cloud SkyDrive pour Windows et Mac OS X Lion. Elle prépare notamment la sortie de la Release Preview de Windows 8 prévue pour la première semaine de juin. Une fonction présente dans l’application Photo de l’OS permettra aux utilisateurs se connectant depuis un ordinateur de récupérer des clichés stockés sur d’autres PC sur lequel SkyDrive a été installé.
Concernant Mac OS X Lion, Microsoft dit avoir tenu compte des retours utilisateurs et supprimé l’icône de l’application SkyDrive dans le dock. De plus, le plafond du nombre de fichiers synchronisables dans le dossier Skydrive a été porté de 150 000 à 10 millions.
La mise à jour se fera automatiquement et de façon transparente dans les jours qui viennent indique Microsoft. (Eureka Presse)

Pas de recours collectif pour les utilisateurs américains de Windows 8


Juridique - La firme a annoncé que les conditions d'utilisation de son prochain système d'exploitaiton empêcheront les utilisateurs de se regrouper pour se défendre. Une règle déjà appliquée au Xbox Live…
Microsoft ne veut plus d'actions collectives. Dans un billet sur son blogTechnet dédié aux questions juridiques, la firme présente un point sensible des nouvelles conditions d'utilisation de ses logiciels, matériels et services : l'interdiction des fameuses class actions, si prisées des consommateurs. A partir de Windows 8, tout utilisateur souhaitant attaquer Microsoft devra désormais le faire en son nom.
Cette clause est permise par la Cour suprême, qui a jugé en avril 2011 que les contrats interdisant les actions collectives étaient légaux, dans une affaire impliquant l'opérateur AT&T. Microsoft estime, bien entendu, que la perte de ce levier légal est également à l'avantage du consommateur.
Déjà appliquée au Xbox Live
La firme promet une résolution rapide des plaintes d'utilisateurs en privilégiant un arbitrage informel, qui peut se résoudre grâce à "une provision financière pour les arbitrages parmi les plus généreuses du pays". Un avantage sur lequel ironise WebProNews, pointant "la politique de retour sous 45 jours et le remboursement de 7 dollars des frais d'envoi" qui compenseraient le fait que "l'utilisateur n'ait plus de voix".
Les class actions sont courantes face à des grands groupes tels que Microsoft, au point de constituer l'un des meilleurs moyens de les atteindre. En 2007, Microsoft avait été attaqué sur le label "Vista capable", apposé à de nombreux PC à la puissance limitée. Deux ans plus tard, le bannissement temporaire de nombreux joueurs du Xbox Live (accusés de piratage et de modification de la console) a encouragé un cabinet d'avocats opportuniste à initier une class action contre l'éditeur. 
La firme de Redmond indique que cette interdiction est déjà effective depuis plusieurs mois sur le Xbox Live, le service en ligne lié à sa console, ainsi que sur d'autres services. Ainsi, selon Clubic, la règle serait également appliquée par Sony sur son Sony Entertainment Network (SEN, ex-PSN).

HP nomme Bill Veghte au poste de directeur général


Business - Veghte dirigeait auparavant la branche logiciels du groupe. Il est remplacé à ce poste par George Kadifa en provenance du fonds d'investissement Silver Lake.
HP a procédé hier à la nomination d’un directeur général en la personne de Bill Veghte qui gérait jusqu’à présent la branche logiciels ; il avait également été nommé récemment directeur de la stratégie.
Veghte est remplacé à la tête de la branche logiciels par George Kadifa qui vient du fonds d'investissement Silver Lake. Les deux hommes rendront directement compte à Meg Withman. Leur nomination est effective immédiatement.
Ces changements au sommet de la hiérarchie interviennent quelques jours après l’annonce d’un plan massif de licenciements qui conduira à la suppression de 27.000 emplois d’ici fin 2014. Ce plan s’accompagnera aussi d’une série de mesures d’économies et d’une réduction du portefeuille de produits. (Eureka Presse)

Wikipédia dépasse 20 millions de visiteurs/mois en France (Médiamétrie)


Les articles sur les cinq premiers candidats au 1er tour de l'élection présidentielle ont eu une audience presque dans le même ordre que leur classement électoral.
Médiamétrie a publié ses chiffres sur l'audience d'Internet en France en avril 2012. Dans son top 30 des sites les plus visités en France (tous lieux de connexion), Wikipédia arrive en septième position, avec 20 millions (20.081.000 exactement) de visiteurs uniques en avril, et 2,439 millions par jour.
jeu de goCette audience du premier site non commercial en fréquentation représente par exemple plus que le cumul de celles de TF1/WAT et France Télévisions (respectivement 10,391 et 9,428 millions). Et surtout, se félicite Thierry Coudray, le directeur exécutif de Wikimédia France, l'association qui promeut Wikipédia et les projets frères, Wikipédia passe pour la première fois la barre des 20 millions de visiteurs uniques par mois. Attention, on parle bien ici de Wikipédia vue de France.
À propos de chiffres, la version en anglais de l'encyclopédie libre n'est plus qu'à 42.000 articles des 4 millions – elle avait passé les 3 millions d'articles en août 2009 - contre 1,4 million en allemand et 1,255 million en français (million atteint en septembre 2010).
Sur 14,5 milliards de pages vues en avril, la moitié était pour Wikipédia en anglais, la version française arrivant en 6e position (684 millions de pages vues).
L'article François Hollande, le plus lu des cinq candidats de tête
Le communiqué de Médiamétrie note qu'en avril 2,4 millions d'internautes se sont rendus sur les sites des cinq premiers candidats à l'élection présidentielle. Ce qui m'a donné l'idée d'aller consulter l'audience des articles correspondants dans Wikipédia, et de constater un parallélisme intéressant:
  • François Hollande a été vu 485.338 fois le mois dernier,
  • Nicolas Sarkozy 334.809 fois,
  • Marine Le Pen 276.826 fois
  • et François Bayrou 100.353 fois.
Soit pour ces quatre candidats une audience wikipédienne dans le même ordre que leur classement à l'arrivée...
...si ce n'est qu'un candidat vient briser cette belle corrélation: Jean-LucMélenchon, pourtant arrivé 4e au premier tour, après Marine Le Pen et devant François Bayrou, se hisse en deuxième place dans l'encyclopédie collaborative avec 340.551 pages vues en avril.

SFR : une nouvelle offre ADSL en septembre et une pique contre Free sur la fibre


Stratégie - Face à une conquête de nouveaux clients qui patine, l'opérateur entend repartir à l'offensive. Du côté de la fibre optique, la situation est plus compliquée.
Concentré sur le mobile suite à l'arrivée de Free, SFR semble avoir relâché ses efforts dans l'ADSL. Les derniers chiffres de conquête de nouveaux abonnés pour le premier trimestre sont d'ailleurs sans appel.
Alors que tous ses concurrents ont progressé lors des trois premiers mois de l'année, SFR a lui perdu des clients, 25 000 pour être précis. Une situation tendue qui risque de s'aggraver avec l'arrivée de nouveaux FAI comme Virgin Mobile et de nouvelles box surpuissantes chez Bouygues Telecom et Numericable.
"La situation est sous contrôle", assure pourtant Jean-Bernard Lévy, p-dg de Vivendi, ce jeudi, lors d'une rencontre avec la presse. "La croissance est de retour, notamment sur le fixe", poursuit-il.
"Nous nous sommes endormis sur nos lauriers, nous n'avons pas été assez agressif", ajoute Frank Cadoret, directeur général de l'opérateur. "Orange a baissé ses prix, Free a bradé les siens sur Venteprivée.com, nous nous sommes plus concentrés sur la qualité de service."
Sans donner de chiffres, SFR assure que les recrutements sont repartis à la hausse depuis avril. Notamment grâce à une massive campagne de publicité vantant les avantages de l'interface de la box Evolution.
Fibre : pour SFR, Free ne joue pas le jeu 
Mais il faut rappeler que seulement 750 000 clients sur quasiment 5 millions de clients possèdent cette box. Comment les retenir pour qu'ils n'aillent pas voir si l'herbe est plus verte ailleurs.
"Dès septembre, tous les abonnés ADSL SFR, quelle que soit leur box auront l'interface 3D de la box Evolution", nous révèle le directeur général. Par ailleurs, pour reprendre la main sur ce marché, SFR promet "une refonte totale des offres et des prix également en septembre". Sans en dire plus évidemment.
Toujours dans le fixe, Frank Cadoret est revenu sur le sujet sensible de la fibre optique. Sans langue de bois, il concède que le décollage n'a toujours pas eu lieu qu'il s'agisse du marché en général ou de l'offre de SFR en particulier (moins de 100 000 abonnés).
Le problème vient surtout, dans les grandes villes, de la lenteur des prises de décision au sein des syndics d'immeubles. Rappelons que le déploiement dans une copropriété doit être décidé en assemblée générale, or ces assemblées n'ont lieu qu'une fois par an.
"C'est infernal, c'est ça qui plombe les déploiements verticaux et donc les abonnements. Tout Paris est par exemple fibré en horizontal. On marche sur un tas d'or qui dort, qui n'est pas utilisé. Il faudrait changer cette règle qui n'existe pas dans de nombreux pays. Il y a également un vrai problème de communication de la part des opérateurs pour vendre de la fibre optique auprès des consommateurs", tonne le directeur général.
SFR estime également que Free ne joue pas le jeu. Comme nous le révélions il y a un mois, l'opérateur a très largement levé le pied sur les déploiements dans les immeubles et a remis sur le marché des immeubles avec lesquels il avait signé mais qui finalement n'ont pas été fibré. Une situation qui a provoqué d'importants retards.
"Free ne déploie plus dans les immeubles. C'est un choix. Le problème c'est que Free vient dans les immeubles que nous avons fibré, à travers la mutualisation permise par la réglementation, et ne fibre pas les immeubles sur lesquels ils se sont positionnés", lance Frank Cadoret visiblement agacé par la situation.

SFR : "le lancement de la 4G en 2013 pourrait se faire sans Paris"


Technologie - La difficulté à déployer des nouvelles antennes dans la capitale, ou même à les modifier, rend la couverture en très haut débit mobile de la capitale aléatoire.
Paris sera-t-il exclu de la 4G au moment de son lancement en France, au début de l'année prochaine ? Chez SFR, l'inquiétude est de mise. On le sait, les lancements commerciaux du très haut débit mobile chez les trois grands opérateurs sont programmés pour le début de l'année prochaine.
Mais pour une fois, la capitale pourrait ne pas être servie en premier. "Pourquoi croyons-vous que nous commençons à déployer à Marseille ?", interroge Frank Cardoret, directeur général de SFR lors d'une rencontre avec la presse ce jeudi.
Les choix de la municipalité
"La réponse est simple : c'est de plus en plus compliqué. Il nous est quasiment impossible de déployer de nouvelles antennes", déplore le responsable.
Reste que la 4G n'exige pas de déployer un réseau à partir de zéro. Beaucoup d'antennes 3G opérationnelles sont prêtes pour la 4G. "C'est vrai mais il faut tout de même intervenir sur ces sites pour 'allumer' la 4G. Même pour ces manipulations, nos techniciens peuvent se retrouver bloqués par des associations", ajoute le dg.
"Paris a fait le choix d'être à la pointe de la réduction des émissions d'ondes mobiles mais prend le risque d'être la seule capitale sans 4G", conclut avec un poil d'exagération le responsable. Car on voit mal SFR lancer la 4G sans y inclure la capitale. SFR tente ici de faire pression et de débloquer la situation.
Reste que SFR critique à demi-mots les choix de la municipalité accusée de favoriser le blocage des associations et de mépriser quelque peu les opérateurs mobiles.
Interrogé sur cette question il y a quelques semaines, Bouygues Telecom tenait le même discours. Seul Orange est plus mesuré. "Les déploiements sont en phase avec nos objectifs, aucun retard n'est à prévoir de ce côté là", nous indiquait ce mercredi Delphine Ernotte, directrice exécutive de l'opérateur historique..

ACTA en grande difficulté face aux commissions européennes


Juridique - Nouvelles débâcles pour le traité anti-contrefaçon : ce jeudi 31 mai au matin, trois commissions européennes ont voté contre le traité.
C’est une grande victoire pour les anti-ACTA. Ce matin, la commission européenne des affaires juridiques (JURI), celle de l'industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) et la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) ont donné un avis unanime concernant le traité anti-contrefaçon : ACTA n’est pas le bienvenue en Europe.
« Archaïque », « néfaste », « à l’encontre de la Charte des droits fondamentaux»… Les rapports sont accablants pour le traité de lutte contre le partage illégal de fichiers numériques et de contrefaçon.
Concrètement, ces votes opposants au traité exercent une forte pression sur le Parlement Européen qui doit trancher sur la question en session plénière au début du mois de juillet. 
La lutte continue
De son côté, la Quadrature du Net, l’organisation française de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, s’est réjoui de ces décisions européennes : « Les citoyens doivent continuer de se mobiliser jusqu’à ce qu’ACTA soit complètement rejeté. » 
De même, l’eurodéputée Françoise Castex, opposante de la première heure à ACTA, s’est exprimée sur son blog. Elle aussi tempère cette victoire en appelant les citoyens européens à rester mobilisés : « la situation reste serrée et incertaine. » Elle conclue ainsi : « C’est la preuve, encore une fois, que plus on connaît ACTA, plus on est contre! »
Rappelons que, suite à de nombreuses manifestations de grande envergure dans plusieurs capitales européennes, plusieurs pays membres de l’UE avaient décidé de ne pas ratifier le traité. La France a d’ores et déjà apposé sa signature tout comme l’Italie et le Royaume-Uni mais aussi le Canada, la Corée, le Japon ou le Maroc.
ACTA (pour Anti-Counterfeiting  Trade Agreement) est un traité international qui vise à protéger tous les biens concernés par le droit d’auteur. Dans le numérique, il est notamment question de téléchargement illégal d’œuvres culturelles, mais le traité touche également des domaines plus larges comme la libre circulation de médicaments génériques.
L’opacité des négociations qui ont mené à sa conception ainsi que son aspect intrusif inquiètent les associations de défense de la liberté d’expression.